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Nom du blog :
lasuitedemain
Description du blog :
Tout sur Rien
Catégorie :
Blog Actualité
Date de création :
21.05.2007
Dernière mise à jour :
23.05.2007
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Critiques !!

Posté le 23.05.2007 par lasuitedemain
Bon, je commence à pester sérieusement...

Je crois que j'ai très mal choisi mon hébergeur de blog !
Peu de fonctionnalités et très peu de flexibilité... Par exemple, impossible de rajouter mon blog préféré, donc je le donne ici :

http://verovero7.oldiblog.com/

Voilà.

En même temps, vu les audiences que je fais depuis le début, ça va pas faire fondre les serveurs :-D

Dans tous les cas, si ça continue à me gonfler, je déménage :)



--

La Mystérieuse production des oeufs

Posté le 23.05.2007 par lasuitedemain
Il y a quelques mois maintenant, en surfant sur Amazon, j'ai été aiguillé vers quelques albums pop. Je cherchais les différents albums de Piers Faccini, dont une amie m'avait parlé. Mon caddie plein de ses deux albums, une pochette attire mon oeil. Andrew Bird and the Mysterious Production of Eggs. Pochette colorée, dessin naïf d'un animal qui ressemble vaguement à un agneau. Couverture sur le poil, ça lui donne des airs d'étalon après un entraînement. L'univers est planté : décalé, original.
A l'écoute, même sensation. Les titres s'enchaînent et rappellent parfois les années 70, parfois les titres actuels de pop douce et planante. Un régal...
Pour une fois, les commentaires sur l'album étaient bien en phase avec l'écoute.

Vraiment, je conseille.

C'est quoi le bonheur ?

Posté le 22.05.2007 par lasuitedemain
Ce matin, je m'apprétais à partir en mission (entendez "aller travailler chez un client pour la journée") quand un collègue de travail et ami m'appelle.

- Je suis en panne à...
- Bouge pas, je passe te chercher. Pendant ce temps, appelle l'assistance.
- Ok, merci.

C'était dans la direction opposée à mon lieu de mission. Ni une ni deux, j'appelle ma "cliente" sur son portable. J'entends ses enfants qui parlent (préparatifs pour l'école, il est à peine 8h).

- Bonjour L., je voulais vous signaler que j'aurai un empêchement pour aujourd'hui.
- Pas de problème.
- Je vous appelle quand j'arrive à l'agence et on voit comment faire pour aujourd'hui.
- D'accord, j'attends votre appel.

Simple comme un coup de fil... Résultat, j'arrive à 10h30 au boulot avec mon ami, avec la satisfaction d'avoir fait quelque chose de bien.

Ca doit être ça le bonheur : travailler avec des gens intéressants, intelligents, avec amitié, respect, et confiance réciproque. Si ma cliente n'a pas hurlé, c'est parce qu'elle sait que le travail sera fait à temps. Si personne dans la société ne fait de remarque quand on arrive "en retard", c'est parce qu'ils savent que le travail sera fait à temps. Et avec le sourire de tout le monde.

La vie est une question de priorité : celle de choisir son environnement, ses connaissances, ses amis, ses échanges. Même si ça n'est pas toujours possible, on a toujours une petite marge de manoeuvre personnelle. Je m'applique à la mettre en oeuvre tous les jours.

En tout cas, j'ai de la chance, j'avoue. Plus on se sent respecté, plus on a envie de donner, quelles que soient les circonstances.

Ce doit être ça, le bonheur...

Voyages au moyen-orient

Posté le 21.05.2007 par lasuitedemain
Il y a presque trois ans, dans une petite librairie tout près de la Gare de Lyon, j'ai eu l'honneur de rencontrer quelqu'un que j'admirais beaucoup : Amin Maalouf.

Evidemment, j'avais lu presque tous ses romans. Ce sont de véritables invitations au voyage dans un moyen-orient médiéval. Tous ses personnages, toutes les aventures, tous les buts des personnages sont à eux seuls des contes. Le plus étonnant, c'est qu'au travers d'une époque et d'un pays aux cultures qui me sont inconnues, Amin Maalouf arrive à faire ressentir, sentir, frémir au fil des mots.

- Il y a de la générosité dans les mots, donc de la générosité dans l'homme, me dis-je. Ca ne peut pas être autrement.

J'étais dans la librairie bien avant qu'il arrive, j'avais avalé en vitesse un sandwich à la brasserie d'en face, en choisissant soigneusement ma place. Un poste d'observateur avancé, une sorte d'éclaireur. Et comme un soldat terré, j'essayais de réguler ma respiration et mes battements de coeur, de faire le moins de bruit possible. Ridicule, puisque les deux ou trois commerciaux à deux tables de moi auraient pu couvrir une compagnie de chars d'assaut.

Je me demandais comment il était.
Grand ?
Petit ?
Qu'est-ce qu'il peut bien dégager ?
Si ça se trouve, il ne se remarque même pas, un anonyme parmi les anonymes.

Impossible ! Je chassais immédiatement cette idée de mon esprit. Un personnage comme lui ne peut pas passer inaperçu...

Et qu'est-ce que je vais lui dire, nom de Dieu ?
Je ne vais quand même pas faire la groupie de base ?!

- J'adore ce que vous écrivez, j'ai quasiment tout lu de vous...
Non, non, pas possible non plus. Pourtant, il faudra bien que je lui dise... C'est important pour moi qu'il le sache... Mais quoi d'autre ?.. Au travers de cette rencontre qui lui laissera aussi peu de souvenirs qu'il marquera certainement ma vie, je ne peux pas être l'anonyme. Envie de le connaître, comme pour rattraper des années d'absence d'un ami, envie de savoir tout ce qui se passe, envie de vivre cette absence de plusieurs années en un quart d'heure...

Je finis par me lever et rentrer dans la librairie choisir les ouvrages que je vais lui faire dédicacer. Je choisis soigneusement les "élus", quelques personnes triées sur le volet. Ca en fait quand même quatre ! Bon, tant pis, j'assumerai.

Me retournant, je le vois monter les escaliers, discutant avec le libraire -visiblement un ami à lui. De taille très moyenne (encore plus petit que moi !), il est comme sur les photos : débonnaire, et une grande humanité se dégage de lui, comme je me l'imaginais. Je règle mes ouvrages, j'attends un peu le temps qu'il s'installe, puis je m'approche de lui. Etonnamment, la librairie est presque désert... Juste quelques personnes après moi.

- J'ai presque tout lu de vous, vos romans me font voyager comme rarement un livre m'a fait voyager, dis-je, la voix tremblottante. Je n'en reviens pas, j'ai réussi à sortir la pire des banalités face à un auteur qu'on admire. Je m'en veux terriblement. Un à un, il me demande pour qui l'ouvrage est destiné, et il les signe, chaque fois avec son style bien à lui, une signature en arabe comme enluminure. J'aspire des yeux les mouvements lents et précis, la bille qui trace millimètre par millimètre les lettres sur le papier.
- Merci, me dit-il avec un léger sourire. J'imagine ce qu'il pense : ça y est, je vais entendre cette rengaine pendant deux heures...
Gêné et m'étant humilié moi-même, je me défile, d'autant que d'autres personnes attendent. Je sors de la librairie et marche un peu, l'air hagard, en train de tourner et retour cet épisode pitoyable face à un si grand homme.

Puis la lueur vient : j'ai failli oublier une personne chère à mon coeur à qui je souhaitais faire ce cadeau ! Je fais demi-tour et fonce à nouveau vers la librairie, en me disant que j'ai certainement trouvé cette excuse pour me donner une seconde chance.
Face au rayon, plus grand choix, en tout cas plus dans une édition digne de ce nom. Qu'importe, je file à la caisse, et, un oeil sur Amin, à nouveau seul à sa table, je paie rapidement l'ouvrage. Puis j'hésite à y retourner.

- Il va me prendre pour un malade, me dis-je. En même temps, ce sera certainement la seule fois que j'aurai d'échanger avec lui. Echanger, cette fois, et non pas bredouiller comme un enfant devant la maîtresse dont il est amoureux !
Le laissant finir de parler avec son ami venu le voir et s'occuper de son confort, je retourne à pas lents mais déterminés. Cette fois, je ne me préoccupe plus de convenances. Arrivé face à lui, un sourire gêné, je lui dis que j'avais oublié un ami. Mauvais départ. Puis, presque instinctivement, et parce que je n'avais pas aimé sa position assise face à moi debout -une différence de hauteur tout à fait déplacée-, je m'accroupis. Cette fois à peine plus bas que lui, nos regards se croisent et échangent. Il perçoit ma gêne mais sent que j'ai envie de m'exprimer.

- Quels sont vos rapports avec le Liban ? Je sais que vous y êtes né, que vous y avez vécu, et que vous l'avez quitté pour des raisons personnelles... Y êtes-vous retourné, ou comptez-vous le faire ?

La série de questions le surprend et le touche. Ses yeux passent de la surprise à l'émotion. A partir de là s'engage une discussion sur son passé (son dernier roman autobiographique s'appelle Origines), sur ses rapports avec son pays d'origine, ses doutes et ses déceptions. Presque une demi-heure de discussion et l'on embraye sur ses projets, son avenir proche en tant qu'auteur. Quelques dizaines de minutes de bonheur. Enfin, j'ai réussi à lui montrer que je m'intéresse autant à l'homme qu'à ses mots. Enfin, il le comprend et ouvre son coeur. Un échange comme je l'espérais.

Puis vient le moment de la séparation. Je me relève -je ne m'étais pas aperçu que je m'étais appuyé de mes deux avant-bras sur la table- et lui tend la main en le remerciant chaleureusement. Et là, sa main droite serrée à la mienne, sa main gauche vient enserrer la mienne comme une marque d'affection, comme quand on retrouve un ami cher. Au moment où j'écris ces mots, ma gorge se noue, mon coeur accélère, et j'ai la chair de poule...

Je suis reparti le coeur léger, l'aura pleine d'humanité m'entourant et me protégeant presque. Jamais je n'aurais imaginé vivre ça. Jamais je n'aurais pensé arriver à partager un moment d'éternité aussi intense avec quelqu'un pour qui je resterai un inconnu.

J'ai imaginé et rêvé, des dizaines de fois depuis, prendre ma plume et lui écrire. Pour lui dire à quel point cette rencontre m'a marquée. A quel point j'aurais souhaité le rencontrer à nouveau, ne serait-ce que pour prendre un café, et resentir tout ça à nouveau.

Peut-être qu'un jour, je prendrai ma plume, et que j'aurai le courage de faire la démarche. Amin Maalouf est un grand homme, un grand humaniste, certainement l'un des plus grands.

Mariage ou Cata ?

Posté le 21.05.2007 par lasuitedemain
Ca y est... Je suis engagé jusqu'au cou sans savoir si c'est une bonne ou une mauvaise chose. Je parle du mariage...

Je sais que je ne le fais pas au hasard, je sais aussi que j'ai suffisamment vécu pour savoir ce que je veux et ce que je ne veux plus !! Mais quand même... Le MARIAGE !! C'est sensé durer toute une vie, on en a envie, on se dit que le nôtre va marcher, et pourtant, on a tous les exemples autour de nous qui nous montrent que ça ne peut PAS marcher.

Oui, mais leur histoire n'est pas la même que la nôtre, leur histoire est singulière, comme la nôtre. Alors pour nous, ça marchera, ça DEVRA marcher !
Ok, on se rassure comme on peut, et puis je l'aime, bordel. Et elle aussi, elle m'aime, bordel ! Oui oui.

Le problème n'est pas maintenant, le problème, c'est l'avenir, c'est demain, dans 5 ans, 10 ans, à la retraite, en cas de pépin, de maladie, de mal-être, en cas de déséquilibre, d'envie qui fout le camp. Le problème, c'est soi-même !

Vous allez dire que je suis comme tous les autres hommes, et je ne vais pas m'en défendre. Mais qui a envie de souffrir ? Qui a envie de se dire, quand ça ne va plus : si je ne m'étais pas marié, ç'aurait été moins pire ?!

Bon, je vais simplement me dire ce que je me dis depuis le début : je me marie parce que je l'aime, et surtout parce que j'ai envie de construire, construire avec elle et pour nous, et advienne que pourra.

Mieux vaut se sentir construire et avancer que se sentir en sécurité en s'enterrant chaque jour un peu plus. J'ai envie d'avoir envie, et même si ça implique de morfler quelques fois dans la vie, ça vaut le coup d'essayer.

Et si je réussis à faire route à deux "jusqu'à ce que la mort nous sépare", j'aurais au moins cette fierté d'avoir réussi à aller au bout.

Tout sur Rien : La Suite Demain

Posté le 21.05.2007 par lasuitedemain
Salut, Internaute Bloggeur !

"La suite demain", c'est l'art d'écrire pour dire, pas toujours des choses intelligentes, mais pour exprimer un peu de Tout ou de Rien, ce qui peut être Sens, Non-Sens, ContreSens, Sens Interdit, Sensuel, peu importe.

Alors, bienvenue sur cette ballade au grès des lectures, sourires, coups de gueule, coups d'oeil, coups de fouchette... Bref, Tout sur Rien.


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